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Homélie Année Liturgique

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32e dimanche ordinaire (année A) : Les vierges sages

25. 1 “Voyez ce qui se passera alors dans le Royaume des Cieux. Dix jeunes filles ont pris leurs lampes et sont parties à la rencontre du marié. 2 Cinq d'entre elles sont des étourdies, mais les cinq autres savent prévoir. 3 Les étourdies ont pris leurs lampes, mais n'ont pas emporté d'huile en plus, 4 tandis que les prévoyantes ont pris en même temps que leurs lampes une réserve d'huile. 5 Mais voici que le marié se fait attendre ; toutes les filles tombent de sommeil et bientôt elles s'endorment.

6 Au milieu de la nuit on entend un cri  : ‘Voici le marié, sortez pour le recevoir  !' 7 Toutes aussitôt se réveillent et préparent leurs lampes. 8 Les étourdies disent alors aux prévoyantes  : ‘Donnez-nous de votre huile, car nos lampes sont près de s'éteindre.' 9 Mais les prévoyantes répondent  : ‘Il n'y en aurait sûrement pas assez pour nous et pour vous. Allez trouver ceux qui en vendent et achetez-en pour vous.' 10 Les voilà donc parties pour en acheter, et c'est alors que le marié arrive. Celles qui sont prêtes à le recevoir entrent avec lui pour les noces, et on referme la porte.

11 Plus tard arrivent aussi les autres  : ‘Seigneur, Seigneur, disent-elles, ouvre-nous  !' 12 Mais lui répond  : ‘En vérité, je vous le dis, je ne vous connais pas  !'

13 Restez donc éveillés car vous ne savez ni le jour ni l'heure.”

La parabole des dix vierges nous entraîne dans deux directions, apparemment divergentes. La conclusion insiste sur la vigilance  : «  Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l'heure.  » Pourtant ce n'est pas ce qui ressort de l'histoire qu'on vient de nous raconter, puisque toutes les jeunes filles, sages ou imprévoyantes, se sont endormies, aucune n'a «  veil­lé  ». La supériorité des «  vierges sages  » sur les «  vierges folles  » tient plutôt à leur prévoyance. Elles ont une réserve d'huile, qu'elles ont apportée avec elles.

Commençons par ce dernier aspect. Comment comprendre cette huile gardée en réserve  ? L'huile, chacun le sait, est le produit précieux de l'olivier. L'extraction de l'huile suppose d'abord qu'on ait écrasé les olives, après leur avoir retiré leur noyau, pour en exprimer le jus, qui est ensuite filtré et traité. C'est un travail long, qui suppose une grande quantité d'olives pour arriver à une petite mesure d'huile.

Le sens que Jésus donne à cette réserve de combustible est certainement l'acquis de notre prière et de tous nos actes de détachement faits «  pour  » lui (cf. Marc 10,29). C'est là l'épargne peu à peu accumulée, qui, le moment venu, permettra de faire face et d'allumer tout de suite sa lampe, c'est-à-dire de répondre présent au moment où il s'agira de rendre compte de sa vie en présence du Seigneur qui vient.

C'est pourquoi elle ne peut être partagée  : elle est rigoureusement personnelle. En refusant leur huile aux insensées, les prévoyantes leur révèlent seulement que nul ne peut répondre à la place d'un autre quand il s'agit de cet acquis vital qui s'opère au long d'une vie. En les renvoyant vers les marchands, elles leur jouent par contre un bien méchant tour, car l'huile dont il s'agit, étant la lente distillation des actes intérieurs peu à peu posés au plus intime de l'âme, ne saurait s'acquérir à prix d'argent. C'est toujours une illusion de croire qu'on peut faire l'économie du temps et se procurer d'un coup ce qu'on n'a pas mis de côté par une discipline de vie.

Quand on n'a dit que cela, on n'a pourtant repéré qu'une partie de la leçon de la parabole. Car Jésus nous a quand même habitués dans d'autres contextes à croire à la conversion tou­jours possible. L'épisode du Bon Larron est là pour nous prouver que le salut n'est pas réservé aux gens vertueux et que, d'un coup, à la dernière minute, un acte de foi peut rattraper une vie de désordres. C'est là que l'autre conclusion de la parabole nous rejoint  : «  Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l'heure.  » L'essentiel est d'être éveillé et prêt à saisir la main que le Seigneur nous tend, fût-ce à la dernière minute. Nos acquisitions sont au fond peu de choses et si par malheur nous croyons pouvoir nous appuyer sur nos mérites, il y a bien des chances que nous passions à côté de l'appel imprévu du Seigneur.

Alors, que penser  ? Le paradoxe est celui de la vie chrétienne. Prévoyance et vigilance vont de pair. Il n'y a pas une minute à perdre. Tout ce que nous pouvons faire aujourd'hui, même des actes minuscules d'offrande et de prière, compte. Pourtant nous aurions bien tort de nous appuyer sur cet acquis qui doit au contraire être sans cesse revivifié par le sentiment de notre insuffisance devant Dieu.

Au fond le véritable acquis, c'est peut-être cela même  : le lent appren­tis­sage de nous en remettre plus complè­tement à Dieu. Soyons éveillés  !

Dimanche 6 novembre

Première Lecture  : Sagesse 6.12-16

Psaume 63.2-8

Deuxième Lecture  : 1 Thessaloniciens 4.13-18

Évangile  : Matthieu 25.1-13.


XXXIIe dimanche [6 novembre]

1. Jésus qui se révèle à celui qui le cherche (lecture du livre de la Sagesse).

➤ Adorons la Sagesse incarnée présente sur nos places.

Point spi  : ne cherchons pas Dieu ailleurs que là où il a voulu venir, dans l'église et dans notre cœur.

2. Jésus qui ne nous laissera pas prisonniers de la mort (lecture de la première lettre de saint Paul aux Thessaloniciens).

➤ Adorons le Seigneur de gloire qui nous entraînera avec lui.

Point spi  : ayons le souci de ceux qui sont partis, ne les oublions pas dans notre prière.

3. Jésus qui veut nous voir avec nos lampes allumées, tout tendus vers son retour (lecture de l'évangile selon saint Matthieu).

➤ Adorons l'époux qui vient.

Point spi  : faisons des réserves, mettons de côté jour après jour offrandes et sacrifices.

Lundi [7 novembre]  : Le scandale des faibles - le pardon jusqu'à 7 fois - la foi à déraciner les montagnes (Luc 17, 1-6)

1. Jésus qui n'innocente pas le mal que nous pouvons commettre, qui en voit les conséquences sur les plus faibles, qui ose parler de l'irréversible.

➤ Adorons le juste Juge qui ne se laisse pas acheter, qui ne favorise pas ses fidèles.

Point spi  : évitons de nous poser en «  esprits forts  » qui n'ont pas peur de choquer.

2. Jésus qui voit toute l'amplitude du pardon, qui ose nous proposer 70 x 7 occasions de lâcher prise.

➤ Adorons Celui qui ne cesse de pardonner, qui verse sur nos fautes un pardon surabondant.

Point spi  : Le pardon, ce n'est pas de dire  : «  on n'en parle plus  », c'est de verser son sang, chaque jour.

3. Jésus qui requiert une foi totale, sans restriction, qui nous demande de le suivre dans la confiance aveugle.

➤ Adorons le Maître de l'impossible, celui qui peut dire «  Tout pouvoir m'a été remis au ciel et sur terre.  »

Point spi  : Répondons sans tarder à la question de confiance qu'il nous pose.

Mardi [8 novembre]  : Le Maître qui revient (Luc 17, 7-10)

1. Jésus notre professeur en sainteté, qui affine la leçon, qui nous fait faire des exercices.

➤ Adorons le Maître exigeant qui ne veut pas nous élever dans le coton.

Point spi  : Redisons-nous que nous avons tout à apprendre, tout.

2. Jésus notre modèle de détachement, qui n'a rien demandé d'autre pour lui que l'honneur de servir.

➤ Adorons le Serviteur de Dieu, tout aux ordres du Père.

Point spi  : Décapons notre service de tout intéressement sordide.

3. Jésus qui apprécie tant le don discret, l'offrande cachée et qui sait en récompenser à sa façon.

➤ Adorons l'Ami exigeant qui sait voir le moindre de nos efforts.

Point spi  : sachons proposer aux autres la joie de servir.

Mercredi [9 novembre]  : Dédicace du Saint-Sauveur (alias Saint-Jean de Latran) (Jean 2, 13-22)

1. Jésus qui a voulu une église visible, qui l'a établie au milieu de la grande cité païenne, qui la maintient et qui la protège.

➤ Adorons le Maître d'œuvre, qui pré­side à la construction, choisit le terrain et arrête les plans.

Point spi  : Apportons notre concours géné–reusement à la construction de l'église.

2. Jésus qui l'a bâtie plus avec des cœurs humains qu'avec des pierres, Jésus qui forme l'édifice en réunissant des âmes avant tout.

➤ Adorons Celui qui est le roi et le centre de tous les cœurs, soleil autour duquel tout gravite.

Point spi  : Préférons toujours ce qui nous met en relation avec nos frères.

3. Jésus qui la laisse en perpétuel chantier pour qu'elle attende le jour et l'heure.

➤ Adorons le Maître parti en voyage et qui reviendra à l'heure où on ne l'attend pas.

Point spi  : N'idolâtrons pas les réalisa–tions terrestres, ne nous laissons pas prendre au désir d'efficacité à tout prix, même pour la bonne cause.

Jeudi [10 novembre]  : La venue du Règne (Luc 17, 20-25)

1. Le Règne de Dieu «  en nous  ». Jésus qui veut établir son règne dans nos cœurs, présence cachée en nos vies.

➤ Adorons Celui qui veut habiter nos cœurs.

Point spi  : Cultivons l'intériorité, ne nous laissons pas fasciner par l'extérieur.

2. Le Règne de Dieu devant nous. Jésus qui nous laisse entrevoir le Jour, le monde radieux et pacifié après la tempête.

➤ Adorons le Veilleur qui nous parle du jour qui vient et qu'il est seul à voir. Point spi  : Ne nous laissons pas débouter de notre espérance.

3. Le Règne de Dieu caché, indiscernable. Jésus qui passe incognito dans ce monde qui l'a rejeté.

➤ Adorons le Visiteur déguisé en men–diant.

Point spi  : Accrochons-nous à notre trésor  : la trace de Jésus dans notre vie.

Vendredi [11 novembre]  : La venue du Règne (suite) (Luc 17, 26-37) + Saint Martin

1. Jésus qui nous fait sentir ce que peut être la soudaineté de l'Heure, ce moment décidé par le Père pour changer la face du monde.

➤ Adorons le Fils tout remis à l'initiative du Père.

Point spi  : ne bâtissons pas de plans au-delà de ce qui nous est donné, ne nous soucions pas de ce qui est hors de notre portée.

2. Jésus qui nous prépare à l'Heure par le dépouillement volontaire, la prière et la légèreté.

➤ Adorons le Fils qui n'a pas de pierre pour reposer sa tête et qui nous entraîne dans sa pauvreté.

Point spi  : demandons la grâce de vraiment pouvoir nous dépouiller de ce qui nous encombre.

3. Jésus qui habitue à la confiance, à voir dans notre vie la conduite du Père.

➤ Adorons le Fils de qui émane une telle confiance. Point spi  : aidons nos contemporains à sortir de l'angoisse du lendemain.

Samedi [12 novembre]  : Le juge inique et la pauvre veuve (Luc 18, 1-8)

1. Jésus qui se confie à son église, que le monde croit veuve et sans enfants, et qui compte sur sa prière constante et fidèle.

➤ Adorons l'époux parti en voyage, mais qui se fie à la solidité de son épouse.

Point spi  : Soyons une des voix qui, de par le monde, exprime cette fidélité.

2. Jésus qui se confie à son Père, qu'il sait bien loin d'être un juge sans justice, même si le monde le voit ainsi.

➤ Adorons le Fils tout abandonné au Père, jusque sur la Croix où il éprouve douloureusement son silence.

Point spi  : Refusons les images indignes de Dieu, n'acceptons pas de le voir comme un maître dur.

3. Jésus qui se confie à nous pour garder la foi dans un monde qui l'a perdue.

➤ Adorons l'Ami qui nous confie le dépôt de la foi.

Point spi  : Ne nous excusons pas de nos abandons en voyant la défection des autres.

31e dimanchE ordinaire (année A)

23. 1 Alors Jésus fit ce discours à la foule et à ses disciples  : 2 «  Les maîtres de la Loi et les Pharisiens se sont faits les interprètes de Moïse. 3 Faites et observez tout ce qu'ils vous disent, mais ne faites pas comme ils font, car ils disent et ne font pas. 4 Ils préparent de lourdes charges, et ils vous les mettent sur les épaules  ; mais eux-mêmes ne bougeraient pas un doigt pour les remuer. 5 Tout ce qu'ils font, ils le font pour être vus des hommes  : voyez ces larges citations de l'Écriture fixées à leur front, et ces longues franges à leurs manteaux  ! 6 Ils aiment les premières places dans les repas, les premiers fauteuils à la synagogue 7 et les salutations sur la place  ; ils aiment que les gens les appellent Maître. 8 Mais vous, n'acceptez pas qu'on vous appelle Maître car vous n'avez qu'un Maître, et vous êtes tous frères. 9 Ne donnez à personne sur cette terre le titre de Père, car vous n'avez qu'un Père, celui du ciel. 10 N'acceptez pas qu'on vous appelle Guide, car seul le Christ est votre Guide.

11 Que le plus grand d'entre vous soit votre serviteur. 12 Car celui qui s'élève sera abaissé et celui qui s'humilie sera élevé.  »

Les lectures de ce dimanche ne sont pas tendres pour les prêtres. Le passage de Malachie énumère au moins deux griefs majeurs  : le peu de respect des ministres du culte pour le Nom du Seigneur, donc leur négligence dans le service de l'autel, et, d'autre part, leur défaillance dans l'interprétation de la Loi, qu'ils ont «  accommodée  » pour ne pas avoir d'ennuis avec les fidèles. Le trait est dur, mais il touche juste, il faut bien le reconnaître. Même si la cible des critiques du prophète, ce sont les sacrificateurs du Temple de Jérusalem, il faut reconnaître qu'il y a des défauts qui sont ceux des prêtres de tous les temps.

Rappelons-nous Aaron, le frère de Moïse, élevé par Dieu aux plus hautes cimes de la fonction sacerdotale et qui non seulement pactise avec l'idolâtrie du Veau d'Or, mais l'organise lui-même  : que voulez-vous, ce sont mes ouailles, il faut que je les suive  ! La négligence avec les choses du culte, le laisser-aller, le manque de soin ne datent pas d'hier, mais ils guettent toujours le célébrant pressé, qui ne tremble plus devant la réalité redoutable à laquelle il est mêlé. Non moins, la tendance à s'arranger avec la Loi de Dieu pour ne pas paraître trop sévère  : «  le Bon Dieu ne demande pas l'impossible  », «  faites selon votre conscience  » (comme si la Loi n'était pas justement faite pour éclairer la conscience)… Il y a là une certaine manière de réduire l'exigence au niveau du raisonnable, comme si on s'était mis à la place de Dieu et qu'on jugeait en son nom, se donnant le bon rôle, celui de l'homme à l'esprit large.

Mais voilà que Jésus renchérit sur cette sévérité et apporte d'autres touches, qui concernent cette fois-ci non plus les prêtres du Temple, mais les rabbins chargés d'enseigner la Loi de Dieu. «  Ils disent et ne font pas  », pas besoin de commentaire, on voit de quoi il s'agit. «  Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens, mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt  », après le laxisme énoncé plus haut, c'est le rigorisme qui ne vaut pas mieux  : avoir l'air exigeant, sévère, c'est encore une posture pour se faire valoir, au détriment de la formation des consciences. «  Ils agissent toujours pour se faire remarquer des hommes  » et là-dessus le Seigneur, avec un humour féroce, montre toutes les marques d'honneur que ces messieurs affectionnent et qu'ils attendent des milieux qu'ils fréquentent  : ce qui peut être une marque d'estime, un geste d'affection devient un dû, faute de quoi on est grincheux et porté à la sévérité. Trop juste tableau, là encore, et ne prétendons pas que les titres et les costumes étant moins envahissants dans l'église d'aujourd'hui que dans celle d'hier, le danger serait moindre, car la sagesse de l'église était justement de canaliser l'amour-propre ecclésiastique en lui donnant quelques hochets, maintenant que les hochets ont disparu (ou presque), ce sont mille détails qui en ont pris la place, qui permettent de se classer, de s'opposer, de se mettre en valeur.

L'auteur de ces lignes, étant prêtre, ne prétend nullement être à l'abri de ces pauvretés, mais il voudrait au moins en être conscient, et aider ses frères à faire de même. Pour les fidèles laïcs, c'est une grande surprise et un grand scandale de constater chez ceux qui ont mission de les guider dans les voies de Dieu les ravages de la professionnalisation du sacré. Mais pour peu qu'eux-mêmes aient eu à remplir une fonction dans l'église, ils ont pu constater qu'ils prenaient vite les mêmes défauts, parfois de pires  !

Concluons que le Seigneur, en confiant aux hommes la sainteté de sa Parole et de ses sacrements a pris d'immenses risques. à nous d'essayer, à quelque degré de la hiérarchie que nous soyons, de rester petits et de garder le saisissement devant la rencontre du Dieu vivant…

Dimanche 30 octobre

Première Lecture  : Malachie 1.14-2.10

Psaume 131.1-3

Deuxième Lecture  : 1·Thessaloniciens 2.7-13

Évangile  : Matthieu 23.1-12.

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XXXIe dimanche sur l'année (A)  :

1. Jésus qui défend avec zèle la sainteté de la maison de Dieu et s'indigne de la négligence de ses ministres (lecture du livre de Malachie).

➤ Adorons le Fils qui est chez lui dans la maison du Père.

Point spi  : Ne nous comportons pas en habitués dans la maison de Dieu.

2. Jésus qui entoure ses disciples d'une affection toute maternelle (lecture de la première lettre de saint Paul aux Thessaloniciens).

➤ Adorons le divin Pélican qui nourrit ses enfants de ses entrailles.

Point spi  : «  Nous voudrions vous donner, non seulement l'évangile de Dieu, mais tout ce que nous sommes.  »

3. Jésus qui voudrait trouver dans ses disciples des serviteurs qui partagent son désir d'abaissement (lecture de l'évangile selon saint Matthieu).

➤ Adorons le Maître qui s'est fait serviteur.

Point spi  : Ne décevons pas notre Maître en prenant des allures de petits chefs.

Lundi  : «  Quand tu donnes un déjeuner  » (Luc 14, 12-14)

1. Jésus qui prend à rebours les habitudes, les convenances, le jeu social que nous jouons tous, pour nous proposer une voie courte qui peut changer la vie.

➤ Adorons l'Amoureux qui ne se résigne pas à voir notre cœur partagé, encombré.

Point spi  : écoutons son conseil et, quelquefois osons …

2. Jésus qui fait irruption dans nos vies, à travers le pauvre visage de ce laissé-pour-compte, de ce gêneur.

➤ Adorons l'Étranger qui veut frapper à notre porte, alors que tout est fermé.

Point spi  : Avant de nous défendre, demandons-nous si cela ne serait pas le moment.

3. Jésus qui fait l'apologie du non-retour, de l'échange impossible pour nous faire sentir une autre «  récompense  » dont nous n'avons pas la mesure.

➤ Adorons Celui qui s'est abaissé et a été exalté.

Point spi  : Donnons tout son prix à la parole de Jésus et à sa promesse.

Mardi  : Saint jour de la Toussaint

1. Jésus qui nous fait entrevoir le bonheur des saints pour nous donner le goût d'avancer.

➤ Adorons le Roi de la Cité Sainte, l'Agneau vainqueur entouré des «  brebis spirituelles  » associées à son triomphe.

Point spi  : Refusons la grisaille, la morosité, le pessimisme.

2. Jésus qui nous explique la route à suivre  : «  Heureux…  », qui nous parle de la joie dans les larmes, de la force du pardon, de la soif salutaire de justice.

➤ Adorons le Maître qui enflamme nos cœurs du désir de la sainteté.

Point spi  : Prenons au sérieux le rude chemin que nous tracent les Béatitudes.

3. Jésus qui nous dit notre place déjà prête près de lui, et près d'eux  : «  je pars vous préparer une place  ».

➤ Adorons le premier de cordée déjà ar–rivé au but et qui nous attire à sa suite.

Point spi  : Désirons le Ciel, ne nous habi­tuons pas à la situation partagée qui est la nôtre aujourd'hui.

Mercredi  : Commémoration de tous les fidèles défunts

1. Jésus qui n'a oublié aucun de nos dé–funts, tous sont gardés dans son cœur.

➤ Adorons le Seigneur des vivants et des morts, celui qui n'abandonne pas nos frères défunts.

Point spi  : Gardons mémoire de ceux à qui nous devons la vie de l'âme et du corps.

2. Jésus qui seul voit nos défunts sous leur vrai jour, qui les rectifie et les purifie.

➤ Adorons le Seigneur et des morts et des vivants, celui qui, en jugeant, guérit.

Point spi  : Présentons au Seigneur, à la messe, nos frères défunts.

3. Jésus qui nous permet d'œuvrer dans la communion des saints, qui nous unit à tous ses membres souffrants.

➤ Adorons celui qui dans son Cœur, fait l'unité de son corps mystique, qui rassemble le ciel et la terre dans son offrande d'amour.

Point spi  : Offrons des petits sacrifices pour nos frères défunts.

Jeudi  : La brebis perdue et retrouvée, la drachme (Luc 15, 1-10)

1. La quête de Jésus à la recherche de la brebis perdue, la course à travers les halliers et la marche le long des précipices, les jambes déchirées par les ronces, l'angoisse de la perdition définitive.

➤ Adorons le Bon Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis.

Point spi  : Que le souci de ceux qui se perdent nous réveille quelquefois.

2. La quête de Jésus à la recherche de la pièce égarée, le temps passé, la lampe allumée, le sol balayé, le grand rangement.

➤ Adorons l'Ami qui nous aide à mettre de l'ordre dans notre vie.

Point spi  : Ne tolérons plus les recoins où la lumière ne vient jamais.

3. La joie de Jésus pour sa brebis (ou sa pièce) retrouvée, joie débordante et partagée.

➤ Adorons Jésus tout triomphant, dans son Amour vainqueur.

Point spi  : Donnons-Lui plus souvent cette joie, en revenant vite de nos fautes.

Vendredi  : «  il s'était montré habile  » (Luc 16, 1-8)

1. Jésus qui admire l'esprit de décision, l'à-propos et l'audace du gérant malhonnête.

➤ Adorons la Sagesse paradoxale de Dieu, bien au-delà de nos vertus moyennes et de nos prudences.

Point spi  : Que notre avancée spirituelle nous préoccupe au moins autant que notre avenir professionnel.

2. Jésus qui n'a pas peur de choquer les bien-pensants, pour réveiller les cœurs endormis.

➤ Adorons l'Amant conquérant, qui veut que nous nous décidions tout de suite.

Point spi  : Ne tardons pas, quand on a vu le pas à faire.

3. Jésus qui nous entraîne à sa suite dans une aventure risquée, faite de renoncements et de grandes joies.

➤ Adorons le Guide qui nous conduit vers les sommets.

Point spi  : Ne soyons pas petits joueurs, si nous voulons beaucoup donner, donnons largement.

Samedi  : «  qui vous confiera le bien véritable  ?  » (Luc 16, 9-15)

1. Jésus serviteur prudent qui n'a rien perdu de ceux que le Père lui a confiés, qui a pris tous les risques pour lui en nous épargnant au maximum les embûches.

➤ Adorons Celui qui veille sur les brebis de son troupeau, porte la brebis malade, encourage celle qui peut encore marcher.

Point spi  : Ne doutons pas de sa conduite, ne cherchons pas d'autre sécurité.

2. Jésus serviteur fidèle, qui n'a pas dévié de son unique fidélité, qui n'a jamais servi qu'un seul Maître.

➤ Adorons le Serviteur du Père, ne revendiquant rien pour lui, heureux de son seul service.

Point spi  : Effaçons-nous quand nous avons réussi un coup pour le Seigneur.

3. Jésus qui suscite des serviteurs avisés ne cherchant que la gloire de son Père, tout dévoués à la mission que lui leur a confiée.

➤ Adorons le Fils du Maître qui ne cesse pas d'embaucher des ouvriers pour la vigne du Père.

Point spi  : Soyons heureux de la part qui nous est confiée.

XXXe dimanche du T. Ordinaire

Paroisse Saint-Vincent-de-Paul
« Les Réformés »
23 octobre 2011
Orgue : Jean-Robert Cain

Soyez dans la joie, vous qui cherchez Dieu.
Cherchez le Seigneur et sa force,
sans vous lasser, recherchez son visage.

Ps CIV, 3-4

« Aimez-vous les uns les autres »
Georges-Henri Rouault
(1871-1958)
Paris, musée national d'Art moderne - Centre Georges Pompidou


En ce 30edimanche, pour clôturer cette semaine missionnaire, nous avons accueilli le Père Jean-Marie Vianney, capucin, venu de Ouagadougou, invité par l'Association « Graines de joie » et l'Enseignement Catholique de Marseille dans le cadre de la semaine missionnaire. La présidente et fondatrice de l'Association Danielle Meyer était présente ainsi que Sœur Jeanine Chariton, responsable du Service diocésain de la Coopération missionnaire.

* Première lecture : Ex XXII, 20-26
* Psaume XVII
* Deuxième lecture : 1Th I, 5-10

Évangile de Jésus-Christ
selon Saint Matthieu XXII, 34-40

es pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l'un d'entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l'épreuve : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tout ce qu'il y a dans l'Écriture - dans la Loi et les Prophètes - dépend de ces deux commandements. »

- Prédication du Père Michel-Marie (15'37)

- Communion (orgue)

Le Père Michel-Marie nous a rappelé que la veille, c'était le 200e anniversaire de la naissance de Franz Liszt. En son honneur, pendant la communion, nous avons prié avec le « Benedictus de la missa choralis » et notre organiste Jean-Robert Cain a continué avec une improvisation sur le thème de « Rêve d'amour ».

Franz Liszt (1811-1886)

Dans son mot final, le Père Michel-Marie nous a présenté le Père Jean-Marie Vianney et il a béni la statue qui l'accompagnera avec les responsables de « Graines de joie » à Ouagadougou.

Père Jean-Marie, avec Marie,
nous vous souhaitons un bon voyage
et nous vous assurons de notre prière !

Vingt-neuvième semaine du T. Ordinaire

Paroisse Saint-Vincent-de-Paul
« Les Réformés »
18-22 octobre 2011

(Homélie du mardi 18 octobre 2011)

(cliquer sur l'image pour l'agrandir,
puis cliquer une 2ème fois avec le zoom + sur l'image obtenue)

« Saint Luc »
Guido Reni
(1575-1642)
Exposé à Greenville, (USA)


- Mardi 18 octobre 2011 : Lc X, 1-9 (10'40)

Fête de Saint Luc

« Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu'on vous offrira. Là, guérissez les malades, et dites aux habitants : “Le règne de Dieu est tout proche de vous.” »

- Mercredi 19 octobre 2011 : Lc XII, 39-48 (9'21)

« A qui l'on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l'on a beaucoup confié, on réclamera davantage. »

- Jeudi 20 octobre 2011 : Lc XII, 49-53 (5'40)

« Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé ! Je dois recevoir un baptême, et comme il m'en coûte d'attendre qu'il soit accompli ! »

- Vendredi 21 octobre 2011 : Lc XII, 54-59 (8'08)

« Esprits faux ! L'aspect de la terre et du ciel, vous savez le juger ; mais le temps où nous sommes, pourquoi ne savez-vous pas le juger ? »

- Samedi 22 octobre 2011 : Lc XIII, 1-9 (5'40)

« Mais le vigneron lui répondit : “Seigneur, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l'avenir. Sinon, tu le couperas.” »

»

XXIXe dimanche du T. Ordinaire

Paroisse Saint-Vincent-de-Paul
« Les Réformés »
16 octobre 2011
Orgue : Yves-Marie Deshays

Je t'appelle, mon Dieu,
car tu peux me répondre ;
écoute-moi ! Entends ce que je dis.
Garde-moi comme la prunelle de l'œil ;
sois mon abri, protège-moi.

Ps XVI, 6-8

(cliquer sur l'image pour l'agrandir)

« Le Christ et le denier de César »
Pierre-Paul Rubens
(1577-1640)
Musée du Louvre


En ce 29edimanche, nous avons été heureux d'accueillir le Père Mathieu Rey du Diocèse de Toulon. Le Père Mathieu Rey exerce actuellement son ministère dans la paroisse de la Nativité de Marie, à La Garde, près de Toulon.

- Procession d'entrée et encensement (orgue)

* Première lecture : Is XLV, 1.4-6a
* Psaume XCV
* Deuxième lecture : 1Th I, 1-5b

- Encensement de l'Évangile et Alleluia

Évangile de Jésus-Christ
selon Saint Matthieu XXII, 15-21

es pharisiens se concertèrent pour voir comment prendre en faute Jésus en le faisant parler. Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des partisans d'Hérode : « Maître, lui disent-ils, nous le savons : tu es toujours vrai et tu enseignes le vrai chemin de Dieu ; tu ne te laisses influencer par personne, car tu ne fais pas de différence entre les gens. Donne-nous ton avis : Est-il permis, oui ou non, de payer l'impôt à l'empereur ? »
Mais Jésus, connaissant leur perversité, riposta : « Hypocrites ! pourquoi voulez-vous me mettre à l'épreuve ? Montrez-moi la monnaie de l'impôt. »
Ils lui présentèrent une pièce d'argent. Il leur dit : « Cette effigie et cette légende, de qui sont-elles ? - De l'empereur César », répondirent-ils.
Alors il leur dit : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »

- Prédication du Père Michel-Marie (19'20)

Les Serviteurs de Dieu :
le Père Michal Tomaszek et le Père Zbigniew Strzalkowski

Bon Dimanche à tous, mes Frères !

Vingt-huitième semaine du T. Ordinaire

Paroisse Saint-Vincent-de-Paul
« Les Réformés »
11-15 octobre 2011

(Homélie de mercredi 12 octobre 2011)

(cliquer sur l'image pour l'agrandir)

« Le Christ et la femme adultère (et les Pharisiens) »
Lorenzo Lotto
(1480-1556)
Musée du Louvre


- Mardi 11 octobre 2011 : Lc XI, 37-41 (7'46)

« Bien sûr, vous les pharisiens, vous purifiez l'extérieur de la coupe et du plat, mais à l'intérieur vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté. Insensés ! Celui qui a fait l'extérieur n'a-t-il pas fait aussi l'intérieur ? »

- Mercredi 12 octobre 2011 : Rm II, 1-11 (1'35)

« Toi, l'homme qui juges les païens, tu n'as pas d'excuse non plus : quand tu juges les autres alors que tu fais comme eux, tu te condamnes toi-même en les jugeant. »

- Jeudi 13 octobre 2011 : Lc XI, 47-54 (4'38)

« Après que Jésus fut parti de là, les scribes et les pharisiens se mirent à lui en vouloir terriblement, et ils le harcelaient de questions ; ils étaient à l'affût pour s'emparer d'une de ses paroles. »

- Vendredi 14 octobre 2011 : Lc XII, 1-7 (5'14)

« Quant à vous, même vos cheveux sont tous comptés. Soyez sans crainte : vous valez plus que tous les moineaux du monde. » »

- Samedi 15 octobre 2011 : Lc XII, 8-12 (3'47)

Sainte Thérèse d'Avila, docteur de l'Église

« Je vous le déclare : Celui qui se sera prononcé pour moi devant les hommes, le Fils de l'homme se prononcera aussi pour lui devant les anges de Dieu. Mais celui qui m'aura renié en face des hommes sera renié en face des anges de Dieu. »

30e DIMANCHE ordinaire (année A)

22. 34 Quand les Pharisiens apprirent que Jésus avait fermé la bouche aux Saducéens, ils vinrent en groupe, 35 et l'un d'eux voulut mettre Jésus à l'épreuve avec cette question : 36 « Maître, quel est le grand commandement de la Loi ? »

37 Jésus lui dit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. 38 Voilà le grand, le premier commandement. 39 Il y en a un deuxième tout à fait pareil : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. 40 Toute la Loi et les Prophètes tournent autour de ces deux commandements. »

© LA BIBLE DES PEUPLES / ÉD. DU JUBILÉ

L'intérêt de Dieu pour les pauvres et les mal-fichus mérite ex­pli­cation. Certes, à notre époque, il peut paraître moins étonnant qu'en d'autres temps. Nous sommes assez naturellement sensibilisés aux détresses de l'âme et du corps, les médias eux-mêmes nous émeuvent régulièrement sur tel ou tel drame qui survient à des individus ou à des populations. Et sans doute le christianisme n'est-il pas étranger à cette attention plus grande à la misère humaine, même si dans les faits l'émotion ne va pas toujours jusqu'à une aide réelle.

Mais, au-delà de l'humanitarisme ambiant, c'est un trait de la Bible et de toute la tradition judéo-chrétienne (jusque dans son prolongement musulman) de souligner les devoirs que nous avons vis-à-vis des pauvres, des malades, des immigrés. Cette exigence repose sur une considération de réciprocité : si Dieu nous a fait des dons, nous a assuré la subsistance et le confort d'une vie à l'abri du besoin, comment pouvons-nous prendre ces biens pour un dû, et refuser de les partager avec ceux qui sont plus en difficulté que nous ? Notre reconnaissance à l'égard de Dieu ne peut qu'aller de pair avec une solidarité plus forte avec ceux qui n'ont rien ou pas grand-chose. Dieu peut certes donner directement à tel ou tel ce qu'il veut lui partager, mais il lui plaît aussi de passer par des hommes pour étendre ses bienfaits, créant ainsi entre eux des liens d'amitié et de collaboration. Le passage de l'Exode qui nous est lu rappelle aux Israélites qu'ils ont connu eux-mêmes la situation d'immigrés du­re­ment exploités par les habitants de l'égypte. Ce rappel est salutaire, dans la mesure où il met les croyants devant le souvenir de leurs origines et leur fait mesurer la bonté de Dieu qui leur a ouvert une vie plus heureuse. Il leur dit aussi qu'aucune situation n'est définitivement acquise et que l'on aurait bien tort de regarder de haut ceux qui aujourd'hui sont dans l'épreuve, car demain ce pourrait être notre cas. Surtout, il les aide à se représenter (ce que nous avons tant de mal à faire) le concret de la situation de ceux qui souffrent aujourd'hui, car nous oublions vite nos propres tribulations. Quoi de plus émouvant à ce titre que cette petite phrase jetée là au milieu d'un texte de loi : « C'est tout ce qu'il a pour se couvrir, c'est le manteau dont il s'enveloppe, la seule couverture qu'il ait pour dormir. » Dieu sait mieux que l'homme ce que c'est qu'une nuit dehors !

L'amour des pauvres et des immigrés suppose, pour être vrai, qu'on se mette mentalement ou/et parfois physiquement dans leur situation. C'est si facile d'envisager de façon globale et superficielle la situation de la personne démunie ou déplacée : les démarches sans succès, les longues attentes devant les guichets, les secours inadaptés, les délais qui n'en finissent plus, l'absence de réponses et tant d'autres choses qu'on découvre quand on y est vraiment.

Cela nous dispensera peut-être de bien des avis tranchants et des déclarations tonitruantes sur ce qu'on devrait faire ou ne pas faire... n

Dimanche 23 octobre

Première Lecture : Exode 22.20-26

Psaume 18.2-4, 47, 51

Deuxième Lecture : 1·Thessaloniciens 1.5-10

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Relisons bien l'oraison du 30e dimanche : « pour que nous puissions obtenir ce que Tu promets, fais-nous aimer ce que Tu commandes ».

XXXe dimanche sur l'année (A) :

1. Jésus qui se penche sur le sort des pauvres, qui les confie à ses disciples, qui ne supporte pas qu'ils soient méprisés (lecture du livre de l'Exode).

➤ Adorons le petit Pauvre que Dieu nous a donné. Point spi : Ne renvoyons pas les mains vides ceux que Dieu nous envoie.

2. Jésus qui provoque un boulever–sement total dans les cœurs (lecture de la première lettre de Saint Paul aux Thessaloniciens).

➤ Adorons l'Ami exigeant qui ne laisse rien d'intact dans nos vies après son passage.

Point spi : Pratiquons généreusement l'hospitalité.

3. Jésus qui est intraitable sur le chapitre de l'amour du prochain, qui ne se résigne pas à nos à-peu-près (lecture de l'évangile de saint Matthieu).

➤ Adorons le nouveau Moïse qui édicte la Loi nouvelle.

Point spi : Que notre amour de Dieu déborde en sincère amour du prochain.

Lundi : La femme courbée - la sainteté comme redressement (Luc 13, 10-17)

1. Compassion de Jésus pour la pauvre humanité courbée, incurvée, rivée à la terre, ne voyant pas plus loin que le bout de ses pieds.

➤ Adorons Jésus tout droit, bel olivier dans la Maison du Père.

Point spi : Ne sous-estimons pas les contraintes qui pèsent sur nos frères, soyons compatissants.

2. Solidarité de Jésus, qui a accepté de se courber pour nous sous le poids de la Croix, qui a accepté le fardeau écrasant du mal du monde.

➤ Adorons Jésus qui prend « sa » Croix et qui la porte, vraiment. Point spi : Proposons notre aide, et ne saisissons pas la croix de nos proches du bout des doigts.

3. Attente de Jésus de voir son église droite, retrouvant sa dignité et son assurance.

➤ Adorons Jésus fier de son épouse bien droite, et admirant son port de tête.

Point spi : Ayons la fierté de notre église, même si nous savons ses faiblesses, ne laissons pas dominer l'impression négative.

Mardi : Le grain de sénevé et le levain - La sainteté comme germination et malaxage (Luc 13, 18-21)

1. Sollicitude de Jésus pour sa plan–tation, conscient du rythme de chacun, prêt à attendre le moment favorable, l'ouverture inespérée de nos libertés.

➤ Adorons Jésus dans sa patience de jardinier avisé.

Point spi : Ne gâchons pas l'œuvre entreprise par une hâte maladroite.

2. Travail de Jésus pour sa plantation, labeur incessant et caché pour enlever les mauvaises herbes, arroser et sarcler.

➤ Adorons Jésus qui « travaille tou–jours », comme le Père. Point spi : Ne nous décourageons pas devant la répétition des mêmes efforts.

3. Corps à corps de Jésus avec nos libertés, comme avec une pâte rebelle qu'il s'agit d'assouplir, de rendre légère.

➤ Adorons Jésus saisissant à bras le corps notre humanité malade.

Point spi : Ne nous contentons pas de bonnes paroles, mettons la main à la pâte !

Mercredi : La porte étroite et le grand festin - la sainteté comme objet d'émulation (Luc 13, 22-30)

1. Jésus qui ne nous facilite pas le travail, qui ne cherche pas à nous convaincre coûte que coûte, qui semble se résigner au fait que certains n'entreront pas.

➤ Adorons Celui qui se retire en nous disant : « comprenne qui pourra » (Mt 19, 12).

Point spi : Assurons-le tout de suite de nos sentiments, de notre désir de le suivre, coûte que coûte.

2. Jésus qui refuse de se laisser forcer la main par ses anciens amis, qui reste libre même à l'égard de ceux qui se croient des droits sur lui.

➤ Adorons Celui qui peut nous dire : « Je ne vous connais pas ! »

Point spi : Ne faisons pas valoir nos états de service.

3. Jésus qui accueille avec une immense générosité ceux qui sont loin, qui ne crée aucune distance avec eux, et qui semble oublier ses plus proches.

➤ Adorons Celui qui ouvrira un jour les portes du Ciel aux boiteux et aux mal- fichus.

Point spi : Voyons dans l'incroyant ou le mal-croyant l'interlocuteur privilégié.

Jeudi : « Je dois poursuivre ma route » La sainteté au bout du chemin (Luc 13, 31-35)

1. Jésus que nul ne peut arrêter, qui poursuit sa mission jusqu'au bout sans se laisser impressionner.

➤ Adorons Celui dont la volonté s'impose au ciel et sur terre.

Point spi : Ne nous laissons pas arrêter par les obstacles quand nous sommes au service du Seigneur.

2. Jésus qui a conscience d'aller vers une issue dramatique, mais qui n'en est pas moins libre face à son destin.

➤ Adorons le Fils qui met librement sa volonté dans celle de son Père.

Point spi : Sachons répondre « Présent ! » quand le Seigneur nous appelle.

3. Jésus qui regarde l'échec de sa mission à l'égard de Jérusalem, et qui sait déjà que le Père en tirera une conclusion inattendue.

➤ Adorons le Seigneur qui se retire devant le refus d'Adam, mais prépare déjà la Rédemption.

Point spi : N'ayons pas peur de l'échec, sans jamais le chercher, Dieu en fera quelque chose.

Vendredi : Saint Simon et Saint Jude

1. Jésus et ses apôtres « ordinaires », ceux dont on ne sait pas grand-chose, mais qu'Il a, lui, choisis, aimés, instruits, envoyés.

➤ Adorons le choix personnel du Christ sur chacune de nos vies.

Point spi : Ne soyons pas gênés de ne pas occuper les premiers rôles.

2. Jésus et son désir de former une communauté de vie avec ses apôtres, qui ne les a pas choisis sans les réunir en un seul groupe.

➤ Adorons le bon Berger, qui dirige son troupeau et le fait marcher ensemble.

Point spi : Cherchons les occasions de travailler et de prier avec nos frères.

3. Jésus et sa volonté pour l'avenir : l'église désormais bâtie sur ces douze pierres de fondation, pour toujours.

➤ Adorons l'Agneau au milieu de la Cité Sainte.

Point spi : Soyons solidaires de cette église une et diverse.

Samedi : Les invités qui choisissent leur place - ou la sainteté dans l'art de bouger (Luc 14, 1.7-11)

1. Jésus spectateur attristé de nos petites rivalités sur la place que nous occupons, Lui qui n'a pas jugé bon de « revendiquer son droit ».

➤ Adorons le Verbe incarné, qui s'est dépouillé de tout pour nous. Point spi : Soyons sensibles au ridicule de nos rivalités.

2. Jésus, qui nous apprend à prendre, quand il le faut, la dernière place, qui nous détache ainsi de nous-mêmes avec l'audace d'un Maître très aimant.

➤ Adorons l'Ami qui peut nous de–mander de le suivre jusque là dans un abaissement volontaire.

Point spi : Faisons, de temps en temps, des exercices d'assouplissement pour garder notre cœur libre.

3. Jésus, qui nous met à la première place de son amour, qui nous élève très haut dans son cœur.

➤ Adorons l'Ami qui peut nous en–traîner avec Lui dans les hauteurs.

Point spi : Rappelons-nous notre joie quand nous avons pu nous oublier vraiment.

Évangile : Matthieu 22.34-40.

Bon anniversaire au Ciel, Père Marie-Do !

Paroisse Saint-Vincent-de-Paul
« Les Réformés »

Quand un fils rend hommage à son Père...
en chantant...

(cliquer sur l'image pour voir la vidéo)

Vidéo sous-titrée en différentes langues :

* Père Marie-Do (ITALIANO)
* Père Marie-Do (ESPAÑOL)
* Père Marie-Do (DEUTSCH)
* Père Marie-Do (NETHERLANDS)
* Père Marie-Do (ENGLISH)

A diffuser auprès des Communautés et des amis à l'Étranger.

Un grand MERCI !

Cette chanson, écrite et interprétée par le Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine en hommage au Père Marie-Dominique Philippe, est une pure merveille !

Le sacerdoce transpire sur les paroles et sur chacune de ces photos, où l'amour et la foi se disputent la première place.

Et quelle intensité de sentiments dans la voix ! À consommer sans modération...

8 septembre 1912 - 8 septembre 2011 : 99 ans !

Bon anniversaire au Ciel, Père Marie-Do !

XXVIIIe dimanche du T. Ordinaire

Paroisse Saint-Vincent-de-Paul
« Les Réformés »
9 octobre 2011
Orgue : Jean-Robert Cain

Si tu retiens les fautes, Seigneur,
qui donc subsistera ?
Mais près de toi se trouve le pardon,
Dieu fidèle.

Ps CXXIX, 3-4

(cliquer sur l'image pour l'agrandir,
puis cliquer une 2ème fois avec le zoom + sur l'image obtenue)

« Le Repas de Noce »
Pieter Bruegel l'Ancien
(1526/1530–1569)
Le Kunsthistorisches Museum de Vienne


- Procession d'entrée et encensement (orgue)

* Première lecture : Is 25, 6-9
* Psaume XXII
* Deuxième lecture : Ph 4, 12-14.19-20

Évangile de Jésus-Christ
selon Saint Matthieu XXII, 1-14

ésus disait en paraboles : « Le Royaume des cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs pour appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d'autres serviteurs dire aux invités : “Voilà : mon repas est prêt, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez au repas de noce”. Mais ils n'en tinrent aucun compte et s'en allèrent, l'un à son champ, l'autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et brûla leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : “Le repas de noce est prêt, mais les invités n'en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous rencontrerez, invitez-les au repas de noce.” Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu'ils rencontrèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives. Le roi entra pour voir les convives. Il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce, et lui dit :“ Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?” L'autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs : “Jetez-le, pieds et poings liés, dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents.” Certes, la multitude des hommes est appelée, mais les élus sont peu nombreux. »

- Prédication du Père Michel-Marie (19'25)

...Lui qui est Amour infini et qui nous attend tous, désespérément, pour que la noce soit magnifique ! Amen

- Offertoire (orgue)

- Mot final

Vingt-septième semaine du T. Ordinaire

Paroisse Saint-Vincent-de-Paul
« Les Réformés »
6-7-8- octobre 2011

(cliquer sur l'image pour l'agrandir,
puis cliquer une 2ème fois avec le zoom + sur l'image obtenue)

« La Vision de Saint Bruno »
Pier Francesco Mola
(1612-1666)
Musée du Louvre


- Jeudi 6 octobre 2011 : Lc XI, 5-13 (9'31)

Saint Bruno

« Eh bien, moi, je vous dis : Demandez, vous obtiendrez ; cherchez, vous trouverez ; frappez, la porte vous sera ouverte. »

- Vendredi 7 octobre 2011

Notre Dame du Rosaire ici

- Samedi 8 octobre 2011 : Lc XI, 27-28 (4'39)

« Alors Jésus lui déclara : “Heureux plutôt ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la gardent !” »

Les fils de Saint Bruno

Notre Dame du Rosaire

Paroisse Saint-Vincent-de-Paul
« Les Réformés »
7 octobre 2011

Réjouis-toi, Vierge Marie,
comblée de grâce.
Le Seigneur est avec toi :
tu es bénie entre toutes les femmes,
et Jésus, ton enfant, est béni.

Lc I, 28-42

(cliquer sur l'image pour l'agrandir,
puis cliquer une 2ème fois avec le zoom + sur l'image obtenue)

« Notre Dame du Rosaire »
Luca Giordano
(1634-1705)
Musée de Capimonte à Naples


* Première lecture : Jl I, 13-15 ; 2,1-2
* Psaume IX

Évangile de Jésus-Christ
selon Saint Luc I, 26-38

e sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L'ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » A cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L'ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; Il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin. » Marie dit à l'ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? » L'ange lui répondit : « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait : “la femme stérile”. Car rien n'est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. »Alors l'ange la quitta.

- Prédication du Père Michel-Marie (13'12)

Bonne fête mes Frères, bonne fête à Marie,
gardons notre Rosaire surtout !

29e semaine du temps ordinaire

22. 15 Les Pharisiens se déplacèrent pour voir ensemble comment prendre Jésus au piège dans ses propres paroles. 16 Ils lui envoyèrent donc leurs disciples en même temps que des Hérodiens, et ces gens lui dirent : « Maître, nous savons que tu es droit et que tu enseignes les chemins de Dieu selon la vérité, sans te laisser influencer par personne ; car tu ne cherches pas à te faire bien voir. 17 Dis-nous donc ton avis : est-il permis de payer l'impôt à César ou non ? »

18 Jésus a déjà vu leurs mauvaises intentions ; il leur répond : « Hypocrites, pourquoi essayez-vous de m'avoir ? 19 Faites-moi voir la monnaie qu'on donne pour l'impôt. » Et ils lui présentent un denier.

20 Jésus leur dit : « Cette tête, et ce nom qu'on a gravé, de qui sont-ils ? »

21 Ils répondent : « De César ! » Alors Jésus leur dit : « Rendez à César ce qui est de César, et à Dieu ce qui est de Dieu. »

Arrêtons-nous quelque peu sur le beau compliment que saint Paul adresse aux chrétiens de Thessalonique : « Votre foi est active, votre charité se donne de la peine, votre espérance tient bon en notre Seigneur Jésus-Christ. » Que l'espérance ait à tenir bon, c'est l'évidence même. Que la charité doive être « active », c'est important et cela complète et corrige l'impression que nous aurions pu garder de la lecture de l'hymne à la charité du chapitre 13 de la première lettre aux Corinthiens (où la charité semble dépasser tous les comportements concrets : « j'aurai beau distribuer tous mes biens aux pauvres... si je n'ai pas la charité... »). Mais plus étonnante est la phrase consacrée à la foi : « votre foi est active ». De quelle activité s'agit-il ?

La foi est un don de Dieu. Les parents qui présentent leur enfant au baptême sont invités à répondre à la question « que demandez-vous pour votre enfant à l'église de Dieu ? » : « la foi ». En effet, qui pourrait prétendre, sans la grâce du Seigneur, s'élever à une ferme adhésion à Dieu, à Jésus, à la certitude de sa Résurrection, à l'assurance de la vie nouvelle qu'il nous partage ? Voir l'invisible et parier sa vie là-dessus n'est décidément pas à notre portée. C'est un sixième sens que Dieu nous donne, une capacité très au-delà de nos possibilités.

Pourtant ce don ne peut nous laisser passifs. Pour nous le faire, il a déjà fallu un début d'adhésion de notre part : si nous avons été baptisés à l'âge adulte, l'église nous a préparés en nous instruisant et elle a nous a demandé au jour de l'initiation : « croyez-vous ? » ; et, si nous l'avons été dans l'enfance, ce sont nos parents, parrain et marraine qui ont dû exprimer cette foi pour ouvrir la porte à la grâce divine. Il faut admettre qu'un premier travail s'est opéré, auquel nous avons été associés. Et c'est ainsi que les choses vont continuer. Le Seigneur ne nous gardera pas la foi sans que nous l'ayons prise au sérieux, sans que nous ayons essayé de la nourrir, de la fortifier, de la défendre. Les croyants ne peuvent "perdre la foi", comme on dit, que parce qu'ils ont cessé de s'y accrocher, de la garder vivante dans leur cœur. Et c'est là que se situe le « travail » dont nous parle saint Paul. Ce travail est double. Il mobilise d'abord notre intelligence et met ensuite en mouvement notre volonté. Même quand nous sommes baptisés, catéchisés, instruits de notre foi, celle-ci reste en nous comme une réalité à laquelle nous n'adhérons que partiellement. Notre esprit est naturellement païen : la divinité est encore pour nous une pourvoyeuse de faveurs que nous espérons avoir assez achetées en nous conduisant à peu près moralement. Si l'épreuve vient alors que nous nous estimons plus ou moins justes, nous crions au scandale. C'est là qu'il va falloir faire l'épreuve de la foi. Et puis nous promenons sur les choses divines un regard façonné par les réalités de la terre : nous ramenons à nos petites mesures la splendeur de la Trinité, ou nous élevons de pitoyables objections au mystère de la Présence réelle. Notre intelligence a besoin d'être convertie comme tout le reste. Ce travail de la foi concerne notre capacité de nous situer face au monde extérieur. Il s'agit, devant ceux qui ne sont pas d'accord avec elle ou qui l'ignorent, de ne pas hésiter ou douter, ou encore croire que notre adhésion ne concernerait que nous. Porter haut et clair les couleurs de notre appartenance catholique, oser évangéliser, refuser les slogans et les mots d'ordre à la mode, contester les calomnies, c'est le dur labeur du croyant. Sa foi s'en trouve d'ailleurs bien souvent fortifiée par la lutte, il découvre qu'il ne la mène pas seul, car le Christ est avec lui et l'assure de la victoire, et en tout cas d'une force à toute épreuve. « Car, moi, je vous donnerai un langage et une sagesse que ne pourra contrarier ni contredire aucun de ceux qui seront contre vous » (Luc 21,15).

Alors, oui, rendons active notre foi !

Dimanche 16 octobre

Première Lecture : Isaïe 45.1, 4-6

Psaume 96.1, 3-5, 7-10

Deuxième Lecture : 1·Thessaloniciens 1.1-5

Évangile : Matthieu 22.15-21.


XXIXe dimanche sur l'année (A)  :

1. Jésus dont l'influence s'étend sur toutes les nations (lecture du livre d'Isaïe).

➤ Adorons le Ressuscité à qui a été remis tout pouvoir au ciel et sur la terre.

Point spi : Ne donnons pas à notre appar­tenance catholique une allure étriquée.

2. Jésus qui arrive dans les pas de ses envoyés, qui atteint peu à peu chaque pays, chaque culture, chaque peuple en passant par la parole de ses missionnaires (lecture de la première lettre de saint Paul aux Thessaloniciens).

➤ Adorons l'Envoyé du Père qui se rend présent par son église.

Point spi : Allons toujours plus loin pour porter Jésus au monde.

3. Jésus qui nous apprend à rendre à Dieu ce qui est à Dieu, tout en étant honnêtes avec César (lecture de l'évangile de saint Matthieu).

➤ Adorons le Fils à l'image de qui nous sommes faits.

Point spi : Ne faisons pas passer nos choix temporels avant notre fidélité au vrai Dieu.

Lundi : l'usage des richesses (Luc 12, 13-21)

1. Jésus antithèse de l'« âpreté au gain », lui qui a tout perdu pour se faire l'un de nous, qui a tout partagé, rien retenu.

➤ Adorons Jésus qui se laisse arracher ses vêtements.

Point spi : Nous dire souvent : Tout cela n'est pas à moi, mais à Toi, mais aux pauvres.

2. Jésus antithèse de l'inconscience du riche qui ne voit que le gain, s'estime toujours lésé, et s'habitue à la possession, lui, si libre.

➤ Adorons Jésus qui reste disponible à l'Heure du Père, sans rien qui ne le retienne.

Point spi : Ne laissons pas le souci de ce qui nous manque altérer notre joie.

3. Jésus antithèse de l'égoïsme des possé­dants : lui a voulu servir et non être servi.

➤ Adorons Jésus sur le chemin de la Croix plus soucieux de notre détresse que de la sienne.

Point spi : Ne nous habituons pas à ce que les autres nous donnent, que ce ne soit jamais un dû.

Mardi : Saint Luc

1. évangile de l'Enfance : La croissance de l'Homme-Dieu à travers les faits et gestes des premiers témoins.

➤ Adorons l'Enfant que Dieu nous donne, capable de grandir, tout en étant le Très-Haut.

Point spi : Mettons-nous à l'école de Nazareth.

2. évangile du Royaume : Jésus qui s'avance à grands pas vers le but, mais qui fait tout avec ordre et méthode.

➤ Adorons le Maître qui nous entraîne vers le Royaume de son Père, fraie la voie devant nous.

Point spi : Accueillons l'espérance folle qu'Il nous donne d'un vrai changement.

3. évangile de l'église : Jésus qui continue son œuvre à travers l'activité de ses disciples, qui s'efface pour leur donner un rôle.

➤ Adorons le centre immobile autour de qui tout tourne.

Point spi : Faisons-nous serviteurs de l'église pour être les serviteurs du Christ.

Mercredi : suite des conseils de vigilance (Luc 12, 39-48)

1. Jésus, maître de maison, qui protège sa maison contre le voleur qui vient à l'improviste pour nous ravir nos vrais biens.

➤ Adorons Celui qui ne dort ni ne sommeille, le Gardien d'Israël.

Point spi : Ne laissons pas la maison sans défense, que la pensée de Jésus l'occupe.

2. Jésus, maître de maison, qui répartit ses biens et en institue gardiens ses serviteurs.

➤ Adorons Celui qui n'arrête pas de se dessaisir de tout pour nous ouvrir un avenir.

Point spi : Occupons notre place avec crainte et tremblement, mais aussi avec confiance.

3. Jésus, maître de maison, qui donne autorité à certains sur les autres, qui court le risque de nous confier nos frères, mais qui ne tolère pas n'importe quelle conduite.

➤ Adorons Celui qui préside aux destinées de son église.

Point spi : Rappelons-nous toujours que notre autorité n'est qu'une délégation.

Jeudi : le feu sur la terre (Luc 12, 49-53)

1. Jésus, notre incendiaire, brûlant nos im­perfections, ravageant notre indépendance.

➤ Adorons Celui qui vient comme un feu redoutable ou libérateur selon l'état de nos cœurs.

Point spi : Habituons-nous à la pensée de devoir nous laisser simplifier par Lui.

2. Jésus, notre plongeur, s'enfonçant dans les eaux profondes pour y combattre les monstres qui sommeillent dans nos obscurités.

➤ Adorons Celui qui a connu pour nous le Baptême du Jourdain et celui de la mort.

Point spi : Confions-Lui les zones obs–cures de notre cœur.

3. Jésus, notre glaive, venant disjoindre tous les faux alliages, l'alliance contre-nature de notre paresse et de notre désir d'avancer.

➤ Adorons Celui qui a reçu lui-même le coup de lance dans son côté.

Point spi : Renonçons à conjuguer dans tous les cas notre intérêt et la volonté de Dieu.

Vendredi : juger « par soi-même » (Luc 12, 54-59)

1. Jésus vivant avec la conscience très forte de l'imminence du Jour de Dieu, sachant lire toutes choses comme signes des temps.

➤ Adorons Jésus le Veilleur, qui voit poindre l'aube.

Point spi : Ne supposons pas que les choses doivent toujours durer ainsi.

2. Jésus vivant libre des revendications sans fin qui opposent les hommes, ayant lui d'avance donné sans réserve.

➤ Adorons Jésus l'Homme libre, nous faisant éprouver le jaillissement infini de l'être divin.

Point spi : Ne ressassons pas nos vieilles rancunes, brûlons-les une bonne fois.

3. Jésus nous entraînant derrière lui, nous faisant désirer notre liberté au point de rompre nos attaches et de liquider notre contentieux.

➤ Adorons Jésus maître de la danse qui met du mouvement dans nos vies et nous apprend son pas.

Point spi : Regardons notre journée comme la seule dont nous disposons.

Samedi : le figuier stérile et la tour de Siloé (Luc 13, 1-9)

1. Jésus à la face de qui on jette toute la souffrance du monde comme un défi à la bonté de Dieu.

➤ Adorons le Crucifié qui porte à lui seul tout le poids de l'incompréhension des hommes et du mal du monde.

Point spi : Ne nous dérobons pas de­vant le problème du mal, défendons l'honneur de Dieu.

2. Jésus qui seul sait l'issue, la sortie à faire quel que soit le prix à payer : la conversion.

➤ Adorons le guide qui nous fait fran­chir le mauvais passage.

Point spi : Ne recherchons pas de solutions à courte vue, provoquons la conversion, la nôtre et celle de nos frères.

3. Jésus qui est capable d'une immense patience, prêt à tenter l'ultime chance pour permettre à l'homme de se re­prendre.

➤ Adorons Jésus le divin jardinier qui étale le fumier pour permettre la reprise inespérée.

Point spi : Osons la tentative improbable qui sauvera tout.

Les cours du P. MICHEL GITTON reprennent !

1- Cours théologique mensuel

Thème du cours : La Révélation.

1re soirée : le lundi 10 octobre 2011, Dieu a parlé : l'événement du Sinaï

Patronage du Bon Conseil : Entrée : 6, rue Albert de Lapparent – Paris – 7e Métro : Ségur.

BUFFET à 19h30 ; ENSEIGNEMENT à 20h15 ; ADORATION du Saint Sacrement et confessions à 21h15 ; COMPLIES à 22h15 ; Fin à 22H30.

2- Cours biblique mensuel

Thème : Ces textes de l'Ancien Testament qui font difficulté.

1re soirée : le lundi 17 octobre 2011, les patriarches après le déluge et le peuplement de la terre.

Saint Louis d'Antin, Entrées : 4 rue du Havre & 63 rue Caumartin – Paris 8e Métro : Saint Lazare, Havre- Caumartin.

SALLE MASSIAEN (1er étage) : 18-19h.

28e semaine du temps ordinaire

22. 1 Jésus reprit la parole pour les enseigner en paraboles  : 2 «  Apprenez quelque chose du Royaume des Cieux.

Un roi a préparé les noces de son fils.

3 Mais lorsqu'il envoie ses serviteurs pour appeler les invités aux noces, ils ne veulent pas venir. 4 De nouveau il envoie d'autres serviteurs pour dire aux invités  : "J'ai maintenant mon banquet tout préparé. Mes taureaux et mes animaux à l'engrais sont déjà tués, tout est prêt  ; venez aux noces  !"  » [...]

© LA BIBLE DES PEUPLES / ÉD. DU JUBILÉ

Dans les lectures de ce dimanche alternent les perspectives les plus encourageantes (la victoire de Dieu sur la mort) et les plus terribles (la réalité de l'Enfer éternel). Comme on ne le fait pas souvent, concentrons-nous pour une fois sur les secondes, pour tâcher de voir ce que Jésus cherche à nous dire sur le sujet dans la fameuse parabole des invités qui se dérobent. À vrai dire, le châtiment est envisagé deux fois et n'a visiblement pas la même portée dans les deux cas. C'est d'abord le châtiment des invités qui n'ont pas répondu à l'offre du roi  : «  le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et brûla leur ville  ». C'est une image convenue  : la sévérité du roi contre les fauteurs de trouble qui ont tué les porteurs de l'invitation fait partie de ce qu'on attend d'un roi, qui doit faire respecter la justice et venger un affront qui met en péril l'ordre de la société. Jésus file simplement la comparaison jusqu'au bout. Toute autre est la sévérité qui s'exerce sur le convive qui ne portait pas la tenue des noces. Cette fois-ci, nous sommes au cœur de la parabole et Jésus cherche à nous dire dans des mots forts la gravité de l'oubli de la dignité inouïe dont Dieu a revêtus certains en les admettant à sa table, alors qu'ils n'y avaient aucun droit  : «  Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce  ?  » L'autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs  : «  Jetez-le, pieds et poings liés, dehors dans les ténèbres  ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents.  »

C'est d'abord un avertissement particulièrement sévère pour les non-juifs qui sont entrés dans l'église à la suite de la défaillance des Juifs qui n'ont pas reconnu le Christ, ces nouveaux venus pourraient considérer comme normal de prendre la place des fils de la promesse et de se comporter en pays conquis dans l'alliance du Dieu vivant. Cette hypothèse est loin d'être théorique, comme on sait. Visiblement, Jésus poursuit ici la réflexion que nous avions entrevue dans l'évangile de la semaine précédente (dans l'épisode des vignerons homicides), mais en rééquilibrant les responsabilités. Toutefois le vice spirituel qui est ainsi dessiné est plus général, il s'agit de notre penchant à tous  : une fois admis dans la familiarité du Dieu, jouissant de tous les dons que nous dispense l'amour de Dieu (le Corps et le Sang de son Fils, son Esprit), considérer que c'est normal, perdre le sentiment de l'inouï du don, ne plus reconnaître notre péché, nous comporter comme des propriétaires de la grâce. Or ceci est grave. La simplicité même avec laquelle Dieu se donne, si elle n'est plus vue comme un extrême abaissement afin de nous gagner à lui, si elle est considérée comme normale et presque banale, cesse de nous faire du bien et menace notre vie avec lui.

Jésus parle d'un rejet et même d'un rejet éternel. Gardons-nous de voir là une menace en l'air, une manière de nous faire un peu peur pour que nous rectifions la position. Il est le seul à nous parler aussi clairement de l'enfer. S'il nous en entretient à plusieurs reprises et en des termes très concrets, c'est bien comme d'une réalité (et non d'une hypothèse). L'Enfer n'est pas un lieu (qui pourrait être vide), mais un état, qui est forcément l'état de quelqu'un  : au moins du Démon et certainement d'autres.

Partir de l'amour de Dieu pour soutenir que l'enfer éternel ne peut exister serait bien léger. Quel est cet amour qui finirait par nous avoir tous à l'usure, qui serait si irrésistible que nul ne peut en fait lui échapper  ? Dira-t-on que l'homme, étant un être limité, ne peut poser un acte si grave qu'il engage son éternité  ? Mais, dans ce cas, que vaut son consentement à l'amour  ? Pourquoi le Christ est-il venu le cueillir à si haut prix sur nos lèvres  ?

Dimanche 9 octobre

Première Lecture  : Isaïe 25.6-10

Psaume  : Psaume 23

Deuxième Lecture  : Philippiens 4.12-14, 19-20

Évangile  : Matthieu 22.1-14.

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XXVIIIe dimanche sur l'année (A)

1. Jésus qui prépare le festin de viandes grasses pour ses amis, qui veut les faire entrer dans son éternel bonheur (lecture du livre d'Isaïe).

➤ Adorons le Fils heureux dans la maison du Père.

Point spi  : Ne méprisons rien des dons que nous fait le Christ.

2. Jésus qui nous assure que le Père voit toutes nos peines et qu'il nous dédommagera royalement (lecture de la lettre de saint Paul aux Philippiens).

➤ Adorons le Ressuscité qui vient essuyer toutes les larmes de nos yeux.

Point spi  : Ne nous croyons pas aban–donnés, même quand tout s'accumule sur nos têtes.

3. Jésus qui ne perd pas son exigence sur nous, même après nous avoir tout remis, il attend de nous un comportement qui ne dément pas sa générosité (lecture de l'évangile de saint Matthieu).

➤ Adorons le Fils de l'Homme qui viendra juger les vivants et les morts.

Point spi  : N'abusons pas de la bonté du Seigneur, faisons notre salut «  avec crainte et tremblement  ».

Lundi  : un «  signe  », et quel signe  ! (Luc 11, 29-32)

1. Jésus dont la vie même est un signe à qui sait entendre ses paroles et voir ses actes  ; ses moindres gestes et jusqu'à ses silences disent son mystère.

➤ Adorons Jésus, icône du Dieu invi–sible, dont toute la vie réfracte la gloire de Dieu.

Point spi  : Apprenons à méditer pas à pas, à reprendre à neuf ce que nous croyons bien connaître.

2. Jésus dont la mort et la résurrection sont le grand «  signe  » : expérience de l'abaissement et de la glorification, liés ensemble indissolublement, connexion vivante que seuls voient les amants de la croix.

➤ Adorons Jésus homme des douleurs devenu le Ressuscité du matin de Pâques.

Point spi  : Revenons sans cesse à la méditation de la Pâque.

3. Jésus dont l'Eucharistie est le signe éclatant et caché  : le plus grand miracle dans l'apparence la plus banale, la lumière qui éclate dès qu'on a accepté de faire confiance («  ceci est mon corps  »).

➤ Adorons Jésus dans le geste inoubli–able par lequel il se donne aux hommes.

Point spi  : Préparons nos messes en nous redisant le miracle inouï qui s'y accomplit.

Mardi  : les mains (Luc 11, 37-41)

1. Jésus, tout pur, qui communique sa pureté à tous ceux qui l'approchent. «  Quand on vient de prendre un bain, on n'a pas besoin de se laver, on est pur tout entier  » (Jn 13, 10), Jésus si clair dans son offrande totale à son Père.

➤ Adorons le Crucifié baigné de son sang qui donne sa pureté à tout ce qui l'approche.

Point spi  : Assainissons d'abord la source de notre cœur, à la racine des paroles et des jugements  : un cœur partagé.

2. Jésus, qui se laisse inviter, qui accepte l'hospitalité des hommes, même quand elle est mesquine et sourcilleuse.

➤ Adorons celui qui nous reçoit quand nous le recevons.

Point spi  : Nettoyons à grandes eaux notre intérieur pour le recevoir.

3. Jésus qui nous entraîne dans une vie unifiée où l'extérieur va de pair avec l'intérieur, et qui nous délivre de l'obsession de la souillure.

➤ Adorons le maître de la danse qui nous entraîne avec lui dans son jeu gracieux.

Point spi  : Regardons-Le plutôt que de nous regarder.

Mercredi  : «  Malheur à vous  !  » (Luc 11, 42-46)

1. Jésus antithèse de celui qui omet la justice et l'amour de Dieu au profit de petites pratiques insignifiantes.

➤ Adorons celui qui va droit à l'es–sentiel, Soleil de justice qui triomphe des brumes où nous nous enveloppons.

Point spi  : Revenons à l'essentiel.

2. Jésus antithèse de celui qui reven–dique les premières places, lui qui a pris la dernière.

➤ Adorons le Fils Bien Aimé qui a cherché parmi nous la dernière place.

Point spi  : Réjouissons-nous quand quel–qu'un est mis en valeur à notre place.

3. Jésus antithèse de celui qui charge sur les épaules des autres des fardeaux qu'il ne soulève pas lui-même.

➤ Adorons celui qui porte sa croix, qui porte nos croix.

Point spi  : N'ayons pas d'exigence que nous ne nous appliquerions à nous-même.

Jeudi  : des comptes à cette génération (Luc 11, 47-54)

1. Jésus qui sait lire toute l'histoire d'Israël comme le grand malentendu entre Dieu et les hommes, Dieu qui envoie ses amis pour avertir et les hommes qui s'en prennent à eux, quitte, ensuite, à les auréoler d'un honneur rétrospectif mais vain.

➤ Adorons celui qui porte l'honneur de Dieu au milieu des hommes, témoins de sa sainteté.

Point spi  : Rappelons-nous nos réticences à l'égard de ceux qui, peut-être, nous communiquaient les appels de Dieu.

2. Jésus qui sait lire l'heure présente comme l'aboutissement de toute cette histoire  : le malentendu poussé à l'ex–trême, le don suprême bafoué.

➤ Adorons l'Agneau immolé, l'Innocent rejeté.

Point spi  : Cachons-nous dans les bles–sures de Jésus.

3. Jésus qui sait lire le vide spirituel de ces soi-disant «  maîtres  », leur piété toute extérieure, leur attachement à eux-mêmes.

➤ Adorons le seul juste, celui qui pourrait donner des leçons et qui lave les pieds de ses disciples.

Point spi  : Sachons que nous sommes des débutants encore mal dégrossis.

Vendredi  : qui craindre  ? (Luc 12, 1-7)

1. Non à l'hypocrisie  : Jésus qui ne mène aucun double jeu, qui est toute ouverture, toute transparence.

➤ Adorons celui qui est l'AMEN, le OUI de Dieu à toutes ses promesses.

Point spi  : Même pour arrondir les angles, refusons le mensonge, l'exagération, le faux-semblant.

2. Non à la peur  : Jésus qui mène son chemin à la face du Père, sans se laisser arrêter par les intrigues et les soupçons.

➤ Adorons celui qui révèle la sollicitude du Père, son soin des plus petites créatures.

Point spi  : Nous avons un Père  ! Faisons-lui confiance.

3. Non aux retours en arrière  : Jésus qui avance vers Jérusalem sans se détourner de sa route, ni à droite, ni à gauche.

➤ Adorons celui qui nous entraîne vers le futur, le «  Dieu qui vient  ».

Point spi  : Ne gardons aucune tristesse pour les choses du passé.

Samedi  : confesser Jésus (Luc 12, 8-12) + Sainte Thérèse d'Avila

1. Jésus qui nous promet le secours intérieur de l'Esprit, qui nous accompagne sur la route et dans la mission.

➤ Adorons le Fils qui avec le Père est source de l'Esprit, qui nous le partage sans mesure.

Point spi  : Nous n'avons pas à nous défendre devant le monde.

2. Jésus qui nous promet de plaider pour nous devant le Père, qui, au jour du jugement, se déclarera «  pour  » nous.

➤ Adorons le Fils devant la face du Père à qui il présente ses frères en humanité.

Point spi  : Ne tremblons pas devant ce qui n'est qu'une menace humaine.

3. Jésus qui promet la réprobation éternelle pour ceux qui refuseront le secours de l'Esprit, et qui constate, désolé, l'impossibilité de tourner l'ultime refus.

➤ Adorons le Fils, Lumière que le «  monde  » a refusé d'accueillir.

Point spi  : Attachons-nous à Jésus pour n'être jamais séparé de lui.

XXVIIe dimanche du T. Ordinaire

Paroisse Saint-Vincent-de-Paul
« Les Réformés »
2 octobre 2011
Orgue : Yves-Marie Deshays

Tout dépend de ta volonté, Seigneur,
et rien ne peut lui résister :
c'est toi qui as fait le ciel et la terre
et les merveilles qu'ils contiennent.
Tu es le Maître de l'univers.

Est XIII, 9. 10-11

Chef-modèle en bronze
Jean-Baptiste Carpeaux
Sculpteur, peintre et dessinateur français.
(1827-1875)
Représentation de l'ange, placé au-dessus de l'ambon


En ce 27e dimanche, nous avons accueilli le diacre permanent Pierre Botros, de l'Église catholique copte à Paris, de passage à Marseille. Nous avons aussi eu la joie d'assister à l'entrée dans l'Église Catholique de Madame Santori et à la Première Communion de Yves Andro.

- Procession d'entrée et encensement (orgue)

* Première lecture : Is V, 1-7
* Psaume LXXIX
* Deuxième lecture : Ph IV, 6-9

Frères, ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, dans l'action de grâce priez et suppliez pour faire connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu'on peut imaginer, gardera votre coeur et votre intelligence dans le Christ Jésus.

Enfin, mes frères, tout ce qui est vrai et noble, tout ce qui est juste et pur, tout ce qui est digne d'être aimé et honoré, tout ce qui s'appelle vertu et qui mérite des éloges, tout cela, prenez-le à votre compte. Ce que vous avez appris et reçu, ce que vous avez vu et entendu de moi, mettez-le en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous.

- Encensement de l'Évangile et Alleluia

Évangile de Jésus-Christ
selon Saint Matthieu XXI, 33-43

ésus disait aux chefs des prêtres et aux pharisiens : « Écoutez une autre parabole : Un homme était propriétaire d'un domaine ; il planta une vigne, l'entoura d'une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il la donna en fermage à des vignerons, et partit en voyage. Quand arriva le moment de la vendange, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de la vigne. Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l'un, tuèrent l'autre, lapidèrent le troisième. De nouveau, le propriétaire envoya d'autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais ils furent traités de la même façon. Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : 'Ils respecteront mon fils.' Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : 'Voici l'héritier : allons-y ! tuons-le, nous aurons l'héritage !' Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Eh bien, quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il donnera la vigne en fermage à d'autres vignerons, qui en remettront le produit en temps voulu. » Jésus leur dit : « N'avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. C'est là l'œuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux ! Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit. »

- Prédication du Père Michel-Marie (16'28)

Mon Seigneur et mon Dieu !

- Mot final

Le Père Michel-Marie nous a présenté la sculpture du petit ange placée ce dimanche au-dessus de l'ambon de la Parole, à l'occasion de la fête des Saints Anges, sculpture de Jean-Baptiste Carpeaux.

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